James May, légende vivante du sport automobile, s'essaie à l'Air Race

Le motard et expert automobile britannique s'imprègne de l'Air Race au Texas

James May teste l'Air RaceJames May tests the Air Race

James May, star des émissions auto/moto et fondateur de DriveTribe, a effectué le vol de sa vie au Texas, au cours duquel il a eu le plaisir d'encaisser quelques G à bord d'un avion du Red Bull Air Race.

Le présentateur, mieux connu sous le nom de « Captain Slow » a découvert les joies de la vitesse aérienne à l'occasion du vol qu'il a effectué entre les pylônes.

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Dario Costa et James May parlent du facteur de charge ©Samo Vidic/RBAR

« Ça a été hallucinant ; j'ai d'abord cru que c'était un vol tranquille, confie May après son tour avec le pilote de Challenger Class Dario Costa. Mais à l'approche des pylônes on commence à stresser parce qu'on a l'impression que ça ne va jamais passer, d'ailleurs je suis sûr que quelqu'un les a rapprochés dans la nuit pour plaisanter ! »

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May a juste adoré ©Samo Vidic/RBAR

May, lui-même pilote de métier et chasseur de champions américains, sait parfaitement ce qu'il en coûte de courir en Air Race. « En tant que pilote, ce n'est pas naturel de foncer vers les obstacles, on veut plutôt les éviter à tout prix ! Mais ce qui m'a bluffé c'est les manœuvres au fil du slalom. C'était hyper brusque, je n'arrêtais pas de faire des petits bruits ridicules. Alors quand ils pilotent en se concentrant sur leur trajectoire, tout en essayant de gagner 0,01 s, ça doit être dément, il faut vraiment être fait pour ça. »

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May et Paul Bonhomme échangent sur le métier ©Predrag Vuckovic/RBAR

Grand fan de tout ce qui a un moteur, May a bien conscience que le Red Bull Air Race est au-dessus du lot en termes de course, et fond littéralement pour ce sport unique en son genre. « Ce qui est top c'est qu'il y a d'abord les entraînements, puis les qualifications et enfin la course ; et à chaque session le circuit peut changer du tout au tout, explique May. Les qualifications de Fort Worth se sont déroulées sur un tracé, puis le jour de la course on aurait dit que quelqu'un d'autre avait tout modifié dans la nuit. »

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May s'est également entretenu avec son compatriote Ben Murphy à Fort Worth ©Predrag Vuckovic/RBAR

Quand il repense au tracé, May reste époustouflé par le talent des pilotes. « À moins de savoir comment un avion fonctionne ou d'être soi-même pilote, personne ne peut réaliser ce qu'endurent vraiment ces athlètes. Ils doivent gérer la vitesse/sol et la vitesse/air indiquée, tout en prenant en compte le sens du vent, les turbulences et en pensant à affiner leurs trajectoires pour améliorer leurs chronos. C'est vraiment high tech », explique May.

Et quand on lui demande s'il pense qu'il pourrait s'aligner sur la grille de départ, May plaisante : « Je courrais bien, mais ma licence de pilote a expiré ! »