Murphy revient sur une saison hallucinante

Le pilote des Blades fait le point sur des débuts hors du commun en Master Class

Murphy et Furness

Ben Murphy et son équipe des Blades viennent de terminer une première saison mémorable. 6e dès la première course de la saison, ils terminent les deux dernières dans le carré final, un véritable tourbillon pour les derniers-nés de Master Class. Maintenant que la pression du championnat est retombée, Murphy a pris le temps de réfléchir et de se projeter vers 2019.

De son propre aveu, si on avait dit à Murphy en début d'année qu'il allait réaliser une telle saison, il ne nous aurait pas crus. « C'est vraiment allé beaucoup mieux que ce qu'on pouvait espérer à ce stade. Après, il faut reconnaître qu'on ne savait pas vraiment ce que ça allait donner. On avait un nouvel avion, une nouvelle équipe et on s'attendait plutôt à jouer les seconds couteaux face à des concurrents bien plus expérimentés. Mais quand tout se goupille bien, on peut s'attendre à de bons résultats », explique le pilote britannique.

Début 2018, le mot d'ordre était simple : se faire plaisir. « C'était cool de faire 6e dès notre première course en Master Class, mais je pense qu'on doit ce résultat à notre attitude, qui était de nous dire qu'on était nouveaux, que c'était normal et qu'on n'avait qu'à y aller et apprendre, mais surtout, surtout, se faire plaisir. »

Après ce championnat qui s'achève et qu'il termine à la 7e place, pour Murphy cette première course reflète bien l'ensemble de sa saison : « C'est celle que j'ai le plus appréciée parce qu'on n'avait absolument aucune pression. Mais curieusement c'est lors de notre première course qu'on a connu la plus grosse courbe de progression, justement du fait que tout est lié à la pression qu'on se met... ou pas. Quand on est cool on obtient de bons résultats, et ça s'est vérifié tout au long de l'année. »

À l'approche d'une deuxième saison « difficile », comment Murphy se prépare-t-il pour la suite ? « On n'a eu que très peu de temps, donc on a effectué toute la maintenance de routine possible. On a apporté quelques modifs, mais rien qui augmentera la vitesse ou la puissance. En fait on a redéfini tous les systèmes de l'avion, histoire d'avoir une meilleure base de données pour l'année prochaine, explique Murphy. Une de nos priorités pour 2018 n'était pas trop de développer l'avion, mais de se contenter de le piloter, de sentir comment il se comporte et de se sentir à l'aise à son bord. Maintenant on va pouvoir commencer à penser à l'améliorer ! »

Alors que Murphy accumule les heures aux commandes de son Edge, la plupart des modifications concernent l'acquisition de données et l'amélioration des systèmes. « Neil [Furness, tacticien des Blades] nous a conçu un logiciel récupérant toutes les données de cette saison, qui nous permettront de mieux travailler l'an prochain, explique Murphy, qui travaille également sur lui-même. D'un point de vue personnel, je bosse sur les performances athlétiques et sur les moyens de mieux me préparer mentalement. On va commencer par se concentrer là-dessus. »

La deuxième saison de Ben Murphy approche à grands pas et le Britannique sera désormais bien plus surveillé. Sachant la capacité de la Grande-Bretagne à produire des champions du monde du Red Bull Air Race, quels objectifs ce pilote-là se fixe-t-il pour 2019 ? « On ne visait pas de classement particulier en fin de saison, et on fera pareil l'an prochain, parce que c'est hyper difficile de partir sur des objectifs liés aux résultats, cela dépend de trop de facteurs. Si déjà je peux terminer la saison prochaine en comprenant beaucoup mieux l'avion et tous les processus mis en place, avec tout bien en tête, et si tout se combine bien, on devrait gagner des places ! » conclut Murphy.